Archéologue et préhistorien, ses recherches ont porté sur la néolithisation de l’Europe et les sociétés de l’âge du Fer, ainsi que l’histoire et la pratique de l’archéologie. Il travaille donc sur une période où l’homme est passé de prédateur à producteur, où les premières agricultures se sont développées. Il est titulaire d’une thèse d’archéologie (Paris 1, 1975), de préhistoire (Les nécropoles de l’Âge du Fer dans le Nord de la France, Université de Sarrebruck, 1979) et d’une thèse d’Etat rassemblant histoire et archéologie (Chronologies, cultures et styles dans l’Europe protohistorique, sous la direction de Marion Lichardus-Itten, Paris 1, 1992). Il a contribué à la création de l’INRAP et l’a présidé de 2001 à 2008 ; or une des problématiques méthodologiques actuelles de l’archéologie préventive est précisément le lien entre ressources et nature. Il a dirigé de nombreuses fouilles sur le site de Kovačevo en Bulgarie et dans la vallée de l’Aisne, ainsi qu’en Belgique et en Grèce – le plus souvent concernant la période néolithique (La révolution néolithique en France, Paris, 2007 ; Les origines de la culture, la révolution néolithique, Paris, 2008 ; La révolution néolithique dans le monde, Paris, 2010) et parfois jusqu’à l’âge du Fer (Naissance de la figure, l’art du paléolithique à l’âge du Fer, Paris, 2007). Il a également contribué à l’histoire de l’archéologie (La France archéologique, Paris, 2004 ; La fabrique de l’archéologie, Paris, 2009 ; Aux origines, l’archéologie, Paris, 2020) et aux problèmes de l’archéologie de sauvetage (L’archéologie préventive dans le monde, Paris, 2007). Une de ses ambitions principales est de faire entrer la période néolithique dans l’histoire de l’humanité (Mais où sont passés les Indo-Européens ?, Paris, 2014 ; Les dix millénaires oubliés qui ont fait l’histoire, Paris, 2017)