Ancienne élève de l’ENS Fontenay, elle a été agrégée de philosophie en 1971 et a soutenu sa thèse de philosophie en 1981 à l’université de Paris 1. Actuellement professeur émérite de Paris 1, ses thèmes de recherches sont l’histoire et la philosophie des sciences, en particularité de la chimie, l’anthropologie et l’éthique des nouvelles technologies (nanotechnologies, biologie de synthèse), les biotechnologies et la question du rapport de la science au public. Elle a publié et participé à la publication de nombreux ouvrages dont la liste ci-après n’est qu’un extrait : Les vertiges de la technoscience. Façonner le monde atome par atome (2009, éd. La Découverte), L’Opinion publique et la science. A chacun son ignorance, (2013, éd. La Découverte), Les identités multiples d’Emile Meyerson, avec Eva Telkes-Klein (2016, ed. H. Champion), Carbone : ses vies, ses œuvres, avec Sacha Loeve (2018 éd. Seuil), Temps-paysage. Pour une écologie des crises (2021, éd. Le Pommier). Dans l’ouvrage Carbone, elle dresse avec Sacha Loeve, une biographie matérialiste du carbone décrivant les différents usages et formes du carbone, qui, loin de se cantonner à l’image négative des gaz à effet de serre, s’avère être d’une grande diversité : du charbon au diamant en passant par les hydrocarbonates.
Elle a fait partie de différents comités ou groupes scientifiques, comme l’Académie des technologies, le comité d’éthique du CNRS, le Comité National Français d’Histoire et de Philosophie des Sciences, le Bureau Nanoscience & Société de C’Nano Ile de France et l’Institut universitaire de France. Elle a aussi dirigé le CETCOPRA (Centre d’Etudes des Techniques, des Connaissances et des Pratiques de Paris 1 pendant cinq ans de 2010 à 2015. Elle a reçu plusieurs distinctions scientifiques dont le prix HIST en histoire de la chimie en 1997 et la médaille Marc-Auguste Pictet de la Société de physique et d’histoire naturelle de Genève en 2010. Enfin, elle est aussi active dans la société civile comme le signale sa participation à la tribune du 31 mars 2020 du journal du Monde intitulé pour « un Grenelle du Covid 19 ».