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Paris 1

Catherine Larrère

Catherine Larrère est professeure de philosophie émérite à l’université Paris I-Panthéon Sorbonne.

Spécialiste de philosophie politique et du XVIIIe siècle, Catherine Larrère s’intéresse à la pensée des Lumières, particulièrement celle de Montesquieu, et a beaucoup travaillé sur l’idée de nature. Avec Les philosophies de l’environnement (PUF,1997), elle a contribué à introduire en France les grands thèmes de l’éthique environnementale d’expression anglaise. Du bon usage de la nature : pour une philosophie de l’environnement (Aubier-Flammarion), publié également en 1997 avec Raphaël Larrère, a joué un rôle clé dans l’implantation en France d’un domaine d’étude consacré aux transformations des rapports entre les hommes et la nature à mesure que s’accentue et que se globalise la crise écologique ; interrogation poursuivie dans Penser et agir avec la nature, une enquête philosophique (La Découverte, 2015), qui, partant de l’impossibilité de séparer histoire de la nature et histoire des hommes lie protection de la nature, réflexion sur les techniques et justice environnementale. D’où l’intérêt porté aux effets sociaux de la crise écologique (Les inégalités environnementales, PUF, 2017), comme à la caractérisation de notre situation présente : Penser l’Anthropocène (Presses de Sciences Po, Paris, 2018, codirigé avec Rémi Beau). Son dernier livre, Le pire n’est pas certain : essai sur l’aveuglement catastrophique, (Premier Parallèle, 2020, co-écrit avec Raphaël Larrère) envisage les conséquences politiques et éthiques du catastrophisme écologique et de l’effondrisme. Elle travaille actuellement à une présentation des théories et des pratiques de l’éco-féminisme, mal connues du public français.



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