Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon et agrégée d’histoire, elle a soutenu en 2008 une thèse sur l’environnement forestier dans les Alpes, à l’Université de Grenoble, sous la direction de René Favier. De ce travail est tiré son ouvrage Montagne sacrée, montagne profane. Le territoire de la Grande Chartreuse, XVIe-XVIIIe siècles, paru en 2011 aux Presses de l’Université de Grenoble.
Ses recherches actuelles touchent tout à la fois à l’histoire environnementale, à l’histoire de culturelle, à l’histoire de la santé, ou encore aux pratiques et représentations des milieux montagnards, et plus particulièrement des Etats de Savoie. Elle s’interroge aussi sur la constitution et la circulation des savoirs naturalistes à l’époque moderne. Elle publie en 2017 avec Charles-François Mathis, de l’Université Bordeaux Montaigne, un ouvrage intitulé La ville végétale. Histoire de la nature en milieu urbain, France, XVIIe-XXIe siècles.
Son dernier ouvrage, qui vient de paraître aux Presses Universitaires Savoie Mont Blanc, écrit en collaboration avec Hélène Schmutz, Olivier Chavanon et Dominique Pety, traite des Paysages inhumains. Ce travail, qui met à contribution des historiens, mais aussi des historiens de l’art, des géographes, ou encore des photographes, explore la dégradation et la destruction des paysages depuis longtemps façonnés par l’homme et s’interroge sur les enjeux écologiques, esthétiques et politiques attachés à leur représentation.