Ses principaux thèmes de recherche sont l’histoire environnementale et l’histoire des savoirs dans le cadre africain.
Il a publié en 2015 un ouvrage issu de sa thèse de doctorat : Une histoire environnementale de la nation. Regards croisés sur les Parcs nationaux du Canada, d’Éthiopie et de France (Publications de la Sorbonne). A partir des archives étudiées, il constate que les institutions internationales de la conservation traitent de manière radicalement différente la nature africaine et celle européenne. Depuis, il travaille plus spécifiquement sur l’Éthiopie, terrain à partir duquel il mène des recherches sur les humanités environnementales et le gouvernement global de la nature.
Membre du comité de rédaction de la revue 20 & 21, et directeur de la collection « Histoire environnementale » aux Éditions de la Sorbonne, il y a notamment co-dirigé Humanités environnementales. Enquêtes et contre-enquêtes (2017). Il dirige actuellement l’ANR PANSER, PAtrimoines Naturels aux Suds : une histoire globale à Echelle Réduite (2019-2022), dans le but d’étudier les négociations qui se déroulent dans la nature mise en parc, et ainsi d’explorer une histoire globale du patrimoine naturel.
Son dernier livre, L’invention du colonialisme vert. Pour en finir avec le mythe de l’Éden africain, est paru en 2020 chez Flammarion. A partir d’une analyse fouillée des archives des administrations éthiopiennes et d’enquêtes de terrain, l’auteur démontre comment les États administrent un espace naturel à partir d’objectifs politiques : la période coloniale s’est construite sur le mythe d’un éden, et sur des attitudes colonialistes qui se retrouvent encore aujourd’hui dans la gestion de la nature africaine par les États africains et par les grandes institutions internationales.