Passée par l’École normale supérieure (Paris), et ayant suivi un cursus en lettres modernes à l’université Paris IV, elle a soutenu en 2008 une thèse consacrée à la négation et à la transcendance dans l’œuvre du poète français Christian Gabrielle Guez Ricord. Elle s’est par la suite intéressée à la poésie roumaine contemporaine et a notamment exploré la question du lien entre la poésie et les arts visuels à travers l’ouvrage collectif De la joie pure : Brancusi et les poètes (2016), qu’elle a codirigé avec Natacha Lafond.
Plus récemment, elle a ouvert une nouvelle direction de recherche du côté de l’histoire des représentations et des transferts culturels franco-roumains depuis le XIXème siècle et a dirigé avec Jean-Noël Grandhomme la publication de l’ouvrage collectif Affinités latines : la culture, élément des relations franco-roumaines en 2018. Rassemblant des articles issus de diverses disciplines (histoire, littérature comparée, histoire de l’art…), l’ouvrage visait à mettre en lumière les riches circulations entre ces deux pays et la place de l’idée de « latinité » dans ces dernières. Enfin, depuis 2022, Ana Maria Gîrleanu-Guichard dirige l’UR 4376 – Culture et Histoire dans l’Espace Romain (CHER, Université de Strasbourg), consacrée à l’étude des littératures, cultures et langues de l’espace linguistique roman.
Son intervention portera sur le processus de “relatinisation” de la langue roumaine à partir de la fin du XVIIIème siècle, considéré dans ses rapports avec la construction complexe de l’État-nation roumain.