Son parcours, dès le master qu’elle effectue à l’École nationale des chartes, témoigne de son intérêt pour l’application des nouvelles technologies à l’histoire. Son mémoire a en effet pour objet de réaliser une édition critique et électronique de la correspondance entre les ducs d’Angoulême et l’Empire, durant la première moitié du XVIIe siècle. Sa thèse soutenue en 2014 sous la direction d’Olivier Poncet porte sur Les mots du pouvoir : la communication politique de la France dans le Saint-Empire au début de la guerre de Trente Ans (1617-1624). Sa recherche s’articule autour des relations entre la France et le Saint-Empire sous le prisme de l’histoire de la matérialité et des pratiques de la diplomatie, avec un intérêt particulier pour celles de la cryptographie à l’époque moderne. Elle est par exemple l’auteure du chapitre « Écrire le secret quotidien. Pratiques de la cryptographie au sein de la diplomatie française (XVIe siècle – premier XVIIe siècle) », dans l’ouvrage collectif paru en 2021, Spies, espionnage and secret diplomacy in the early modern period, dirigé par Guido Braun et Susanne Lachenicht.