Titulaire de la chaire « Laudato si. Pour une nouvelle exploration de la terre » du Collège des Bernardins, Grégory Quenet est un des pionniers de l’histoire environnementale et des humanités environnementales en France. Depuis 2012, il est le premier et encore le seul professeur en histoire de l’environnement en France, à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (Paris-Saclay). Il a créé les premiers enseignements dans le domaine à Sciences Po Paris en 2009 à la demande de Bruno Latour, puis à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (paris-Saclay), à l’université de Lausanne et à la Sorbonne Abu Dhabi. Fondateur du portail français des humanités environnementales, il a organisé le 8e Congrès de la European Society for Environmental History à Versailles en 2015.
Son travail en cours porte sur le nouveau sens de la globalité installé par les transformations environnementales et climatiques, saisi à partir des îles paradisiaques à travers l’histoire. Il se conjugue avec un autre projet d’écriture, un texte théorique et historiographique sur ce que l’environnement fait à l’histoire, l’Anthropocène et les régimes d’historicité de la nature.
En 2005, L’histoire des tremblements de terre en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, éditions Champ Vallon, a reçu le Prix Louis Castex de l’Académie française. C’est une des premières monographies entièrement consacrées à une catastrophe naturelle.
En 2014, Qu’est-ce que l’histoire environnementale ? éditions Champ Vallon, est la première histoire intellectuelle de l’histoire environnementale et elle a été suivie d’un petit manuel collectif.
En 2016, il a reçu le prix littéraire François Sommer pour Versailles, histoire naturelle, publié aux éditions La Découverte. Il s’est ainsi attaqué à un des grands objets de l’histoire française, le château de Versailles, en montrant comment il était possible de l’écologiser et de raconter une histoire totalement différente.