Sa thèse de doctorat, soutenue en 2012 et consacrée à l’image du quartier de Beyoğlu comme « Quartier latin » d’Istanbul dans la littérature turque, l’avait amené à s’interroger sur les questions de traduction littéraire entre le français et le turc, ainsi que sur la marginalité et de la bohème dans les milieux littéraires turcs au XXème siècle. Il en a fait un ouvrage, publié en 2019 aux éditions du CNRS, intitulé Istanbul rive gauche. Il s’intéresse aujourd’hui à la période de l’Occupation d’Istanbul (1918-1923), sur laquelle il prépare actuellement un ouvrage collectif avec Frédéric Hitzel (éditions CNRS, 2023). Membre du Centre d’Études et de Recherche Moyen-Orient Méditerranée (CERMOM, EA 4091) et membre associé du Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC, UMR 8032), il enseigne actuellement la littérature turque, la traduction et l’histoire culturelle à l’INALCO.
Parallèlement à ses activités de recherche et d’enseignement, Timour Muhidine est également traducteur de nombreux auteurs turcs contemporains et dirige la collection « Lettres turques » aux éditions Actes Sud. De son côté, il est également l’auteur de plusieurs ouvrages de fiction, dont son ouvrage le plus récent, La fille de l’ethnographe (2022).