La séance se proposera donc d’historiciser ces opérations de déchiffrement en faisant tenir ensemble le travail du philologue, la main de l’imprimeur, mais aussi l’art du cryptage des espions. Comment déchiffrer ces langues hier et aujourd’hui ? Notamment quand elles sont fragmentaires, telles que l’étrusque ? Ou quand elles sont volontairement cryptées, comme l’ont été les correspondances diplomatiques du XVIIe siècle ? Alors même que les langues des sources historiques n’ont rien de clair, ni de transparent, n’aurait-on pas tort de considérer le travail des paléographes et linguistes comme auxiliaire par rapport à celui de l’historien ?
Où, comment, sous quelles formes collecter ces langues ? Comment les imprimer, éditer, diffuser et comment justifier un choix de typographie plutôt qu’un autre ?
Tels sont les questionnements que nous aborderons avec les invités de cette table-ronde, Camille Désenclos, Gilles Van Heems et Fabien Simon.